[En cours de report] Exposition Pertinences citoyennes

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Sinzo Aanza

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Sinzo Aanza

Sinzo Aanza est un artiste congolais dont le travail porte sur la radicalité de la fiction. En 2007, Luhindi K. Sinzomene crée Sinzo Aanza, une fiction radicale à qui il fait porter la responsabilité des interactions entre ses créations, littéraires d’abord et visuelles ensuite, et les cadres sociaux tout aussi frictionnels dans lesquels deviennent possibles la rencontre, la discussion, et les projections autour de toutes les autres inventions développées par les hommes pour encadrer la vie, sa compréhension, son organisation et ses projections.
Sa plume, à la fois poétique et irrévérente, sonde la situation politique de la République Démocratique du Congo, ainsi que l’image construite de ce pays qui « appartient aux investisseurs depuis toujours, étrangers de préférence ». L’exploitation des ressources naturelles, la représentation des identités nationales et les dérives de celles-ci, ou encore la construction de l’image du Congo depuis l’époque coloniale sont des thèmes qui nourrissent aussi bien ses œuvres visuelles que littéraires.

Il est l'auteur de Plaidoirie pour vendre le Congo, joué au Théâtre Jean-Vilar du 18 au 20 décembre 2020, mis en scène par Aristide Tarnagda.

 

Pertinences citoyennes

L’artiste examine comment les notions de citoyenneté, d’État-nation et de souveraineté sont rendues caduques par le capitalisme dur qui opère au Congo. Depuis la « ruée vers l’Afrique » coloniale, le Congo a été construit comme un terrain de jeu financier international, échappant aux mains de sa population. Riche de ressources naturelles illimitées mais économiquement dépossédé, le Congoest qualifié par Aanza de « fiction nationale institutionnelle », dont l’exercice du pouvoir n’est qu’un jeu de rôle représenté par certains attributs. L’artiste juxtapose les objets traditionnels du pouvoir - coiffe, statue, masque, trône, pistolet, peau de léopard - avec ceux de la « mutakalisation » - pierre et bâton. Développée par des Congolais exilés, la pratique de la mutakalisation vise à condamner les figures politiques du pays en les dépouillant, en les humiliant et en les battant. La série de photographies de studio met en scène cette théâtralité du pouvoir et sa violence.

 

En partenariat avec la Galerie Imane Fares

 

Depuis son inauguration en 2010 rue Mazarine à Paris, la galerie Imane Farès est un espace dédié à la production artistique contemporaine.

Elle expose et représente depuis ses débuts des artistes issus du continent africain et du monde arabe et soutient actuellement Sinzo Aanza, Basma Alsharif, Sammy Baloji, Ali Cherri, Alia Farid, Mohssin Harraki, Emeka Ogboh, Younès Rahmoun et James Webb.

L’un des principes directeurs de la galerie est l’encouragement et l’accompagnement de pratiques orientées par la recherche et caractérisées par des approches critiques. Elle met au premier plan la collaboration sur le long terme avec ses artistes et un soutien sans faille à leurs projets de création, dont le travail s’étend à un large spectre de pratiques.

 

Dans le cadre de la Saison Africa 2020