Fúria

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Lia Rodrigues Companhia de Danças

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S’il est une artiste qui bouscule aujourd’hui la place du spectateur et son rapport au monde d’une manière brute et puissante, c’est bien Lia Rodrigues. A l’occasion des 30 ans de sa compagnie, le théâtre Jean-Vilar vous invite à (re)découvrir trois de ses pièces et à retrouver celle qui a, de nombreuses années durant, été en compagnonnage avec le théâtre Jean-Vilar.

La chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues remet au travail la question de l’altérité avec sa palpitante nouvelle création, Fúria. D’écarts solitaires en éclats collectifs, les danseurs nous entraînent au coeur d’un univers de f(r)iction en perpétuelle mutation, qui entre en résonance profonde avec notre monde.

Pour Lia Rodrigues, le groupe est une entité à part entière : une matière malléable capable de traverser différents états, au même titre qu’un élément liquide ou solide. Au fil de pièces comme sa trilogie soutenue et accueillie par le théâtre Jean-Vilar – Pororoca, Piracema et Pindorama, elle façonne des expériences à la frontière du rite, de la danse, de la performance et de l’installation plastique. Qu’est-ce qu’avoir un corps ? Une bouche pour parler, crier, des membres pour saisir, frapper, agripper un autre corps ?

Un groupe de neuf danseurs part à l’aventure, transformant la scène en territoire fragile et fluctuant. Tantôt meute tantôt somme d’individus livrés à la solitude de leur chair, ce collectif renoue avec ses énergies primitives pour réinventer un corps social et créer des mondes, traversé de paradoxes, soulevé par des images qui déchirent le voile de la réalité familière.

« Fúria comme d’autres créations de Lia Rodrigues montre les corps sans détour, aborde les thèmes de la domination tout en étant gorgé de références au Brésil dans sa diversité. Un véritable livre ouvert sur le monde qui l’entoure. »Les Inrockuptibles

« Corps dominés, révoltés, en transe… la troupe brésilienne, en partie issue d’une favela, dénonce de manière fracassante la brutalité de sa société. » Télérama