L'historique

Le Théâtre Jean-Vilar est conçu en 1970-71, dans une collaboration étroite entre l'Adjoint au Maire à la Culture Jean Collet, l'architecte Pierre Braslavsky et le scénographe Bernard Guillaumot.

Il s'inspire de l'expérience du Studio-Théâtre de Jacques Lassalle et de l'Ensemble chorégraphique de Michel Caserta, et des aventures menées en contact direct avec la population, dans des gymnases notamment.

La politique municipale visait d'abord l’émergence d’une vie culturelle et artistique intense dans le territoire, jusqu’à rendre incontournable la création d'un lieu dédié à l’art vivant.

1964 > 1968

Une vie culturelle avant l'édifice
NAISSANCE DES CIES DE Jacques Lassalle et de Michel Caserta

Travail d’implantation dans les quartiers, les écoles, les gymnases, les entreprises. « Je ne peux créer les racines en l’air » écrira le metteur en scène Jacques Lassalle dans France Nouvelle (1978).

1972

Ouverture du Théâtre Jean-Vilar

Un lieu polyvalent, dont la gestion est confiée au Centre d'Animation Culturelle Jean-Vilar, et qui affirme sa préoccupation, sur les pas du fondateur du Festival d'Avignon, Jean Vilar, de la rencontre du peuple et de la culture.

1979 > 1982

Le Mouvement pour la Danse

Ce Mouvement qui se construit à Vitry contribuera à la reconnaissance de la danse par l’Etat à partir de 1981 et donnera naissance à la Biennale Nationale de Danse du Val-de-Marne, devenu aujourd’hui Centre de Développement Chorégraphique.

Jacques Lassalle, dont les mises en scènes sont coproduites à Saint-Denis puis à Chaillot, devient alors Directeur du Théâtre National de Strasbourg, avant de rejoindre la Comédie-Française.

1983 > 1988

Monde du travail et création artistique
Construire dans un même mouvement l’œuvre et son public

« Énergie(s)-Scène » et « La Nuit Suspendue » : des travailleurs d’entreprise moteurs de l’économie du spectacle, des artistes en création dans les entreprises.

1989 > 1997

Des créations en théâtre, opéra et danse voient le jour à Vitry, en lien avec des institutions nationales

« Beau soir » de Gérard Pesson est créé au Festival Musica et à Vitry, « Roméo et Juliette » mis en scène par Antonio Arena et « Les amours de Monsieur Vieuxbois » de Gérard Pesson sont joués à l’Opéra Comique, « Paradis » lance José Montalvo et Dominique Hervieu vers le futur Centre Chorégraphique National de Créteil... Sont également programmés André Benedetto, Sylvain Maurice, Antonio Arena, Mustapha Aouar, Le Petit Théâtre, Caroline Gautier et les autres...

1998

Réouverture d'un Théâtre agrandi

Après d'importants travaux de rénovation et d'agrandissement et une saison hors-les-murs, le lieu réouvre en septembre 1998 avec la programmation de "Pour un oui pour un non" de Nathalie Sarraute monté par Jacques Lassalle.

1998 > 2002

Le regard du spectateur contribue au sens de l’œuvre artistique, comme l’écriture elle-même.

L'équipe compte cinq personnes aux relations avec le public : naissance des « Artistes dans la cité ». L'adaptabilité du lieu est encore accrue : renouveau du travail sur le rapport « scène/salle ».

Création de « Zoo Muzique » de Jacques Rebotier, conçue comme un parcours d’exposition d’artistes ; redémarrage d'une aventure artistique liée au monde du travail avec le ballet « Vertiges » de la Cie Retouramont, en collaboration et coproduction avec le CE de la Centrale EDF.

Parcours avec la chorégraphe tunisienne Imen Smaoui : de l’intime à l’universel, intrication du local et de l’international.

Années 2000

L'aventure des écritures et des publics

Il n'y a pas d'écritures nouvelles sans publics nouveaux, il n'y a pas de nouveaux publics sans écritures neuves.
Développement des collaborations avec les Cies de Kazem Shahryari et de Nicolas Hocquenghem. Ouverture de nouvelles collaborations avec la Cie de danse Accrorap, la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues, et les musiciens du Poème Harmonique.

Travail sur l’écriture entre la Cie de danse La Camionetta et l’équipe du théâtre. Développement des parcours de spectateurs, des sorties familiales, du travail avec les établissements scolaires, les Centres sociaux, le Centre d’Accueil Thérapeutique à Temps Partiel de Vitry, lectures dans les Foyers-résidences de personnes âgées...

Les compagnonnages

À partir de 2006, pour développer et approfondir la relation entre la création artistique (les "écritures"), et les publics, un travail est engagé avec quatre compagnies sur une longue durée, dans un contact étroit avec la population du territoire.

Le Conseil Régional d'Ile-de-France conventionne le Théâtre Jean-Vilar jusqu'en 2010 au titre de la permanence artistique, sur quatre compagnonnages en théâtre, danse et musique, avec :

années 2010 : territoires de l'art, la création partagée

Saison 2011-12 : Au cœur de tous les enjeux et de tout ce qui bouge...
Enjeu des écritures liées à l'émancipation des peuples avec la seconde édition des Plateformes Arts en Méditerranée. Enjeu de l'image dans le théâtre et l'art vivant. Enjeu du lien entre l'art et la créativité de l'homme au travail avec Julien Bouffier et sa Cie Adesso e Sempre (spectacle sur les Lipp et d'après Les vivants et les morts de Gérard Mordillat, résidences à la SNCF en partenariat avec le CE des Directions Transverses, création des Témoins) et la présentation de formes théâtrales ou d'images liées au travail ("Les Travaux et les jours" de Vinaver, collecte de gestes filmés par la chorégraphe Pascale Houbin...).

Saison 2012-13 :
40 ans d'une jeunesse brûlante : les territoires de l'art
La création du Livre de Damas et des Prophéties de Saadallah Wannous par Fida Mohissen qui nourrit nos liens avec les cultures méditerranéennes ; la Péniche Opéra qui fait son entrée avec Hänsel et Gretel ; Julien Bouffier, « témoin » de nos vies et de nos luttes ; Sons d’hiver et les musiciens de combat à New-York... : nous ouvrons là, comme autant de métaphores brûlantes des libertés à conquérir, de nouveaux "territoires de l’art".

Des territoires tracés et tissés entre les hommes dans leurs cultures par les écritures artistiques, ancrés dans une histoire et une géographie particulières, qui rassemblent les hommes à travers temps et espaces, et installent entre eux autant de communautés d’émotions et de sens à la fois singuliers et collectifs.

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