Les Plateaux de la Briqueterie

Les Plateaux de la Briqueterie

Centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne

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Calixto
Noirblue
Roque

Les Plateaux de La Briqueterie, ce sont des spectacles qui font la part belle aux écritures chorégraphiques singulières. La danse s’offre ici en un condensé d’émotions. Il est question de résistance, de déflagration mais aussi d’invisibilité, et toujours de communauté et de plaisir de la scène. Quatre jours de danse à savourer à La Briqueterie mais aussi au théâtre Jean-Vilar !


Au théâtre vendredi 28 septembre :

15h - Bang bang
Manuel Roque (Québec)

« Objet scénique pour soliste kamikaze » Bang bang est une ode à la gravité et aux sensations physiques. La partition chorégraphique que Manuel Roque a conçue pour lui-même est une épreuve. Il se met de manière ultime face à l’injonction de performance qui nous est faite chaque jour. Provoquant le sens de l’épreuve comme métaphore de nos rythmes de vie occidentaux contemporains, la danse se poursuit jusqu’à la perte de soi. Et c’est alors que la sueur coule, que les failles se font plus vives, qu’apparaît en filigrane l’intimité de l’être.

16h - Oh ! rage
Calixto Neto (Brésil)

La pièce de Calixto Neto travaille à rendre visibles les corps minoritaires et à remodeler leurs imaginaires. Partant d’une recherche sur les danses « périphériques », c’est-à-dire développées en marge des voies institutionnelles, son premier solo se concentre sur la représentation des corps noirs, appréhendés au croisement de plusieurs discours d’émancipation. Il y mobilise le mouvement Afropunk, de l’Afrofuturisme, des études postcoloniales, notamment brésiliennes, des black studies et de l’art contemporain. Cette intention critique s’incarne sur scène dans une stratégie d’adresse elle-même subversive ; Calixto Neto se tenant une partie du spectacle dos au public, une position qui le rend aussi vulnérable qu’elle exprime une forme de résistance. Son corps, lieu de production de multiples subjectivités, se réinvente ainsi entre lamentation et révolte, protestation et célébration.

17h - NOIRBLUE
Ana Pi (France)

« Bleue » n'existait pas. Certaines langues anciennes n'avaient pas de mot pour définir cette couleur. Les scientifiques justifient cette absence de mot parce que le bleu n'est pas aussi présent dans la nature que d'autres couleurs. Dans certains idiomes, le mot créé pour le définir a émergé de « noir ». La danse noire existe, d'ailleurs, c'est la seule à avoir une couleur. Quels gestes émergeraient si cette même procédure étymologique était appliquée à la construction chorégraphique ? NOIRBLUE interroge l'absence, la présence, le discours et le temps pour créer, une danse liée à deux couleurs : la couleur noire de la peau et le pigment bleu outremer.