Portrait d'artiste : Véronique Bellegarde

Portrait d'artiste : Véronique Bellegarde

par Véronique Bellegarde -

Portrait d'artiste : Véronique Bellegarde

Metteuse en scène, Véronique Bellegarde se consacre aux écritures contemporaines internationales. A quelques semaines de présenter Mensonges à Vitry, elle se prête au jeu du Portrait d'artiste.

La qualité que je recherche chez mes interprètes ?

Je recherche un ensemble de qualités : l’intelligence du texte, le sens de la musique et du rythme, une vive sensibilité, une variété de couleurs, de l’humour et de la profondeur.

Mon rêve de bonheur ?
Que les humains protègent la planète et la nature qu’ils cherchent l’harmonie au lieu du pouvoir pour le pouvoir, que les religions soient des affaires personnelles qui ne s’imposent pas aux autres, que la parité soit une réalité… Plus égoïstement j’aimerais plus de liberté, de temps et de moyens pour travailler.

Ce que je voudrais être ?
Moi en mieux. En même temps, ce qui est le plus intéressant, c’est de continuellement chercher à se dépasser! C’est sans fin.

Le pays où je désirerais vivre ?
Dans l’absolu : ailleurs,  dans un pays inventé. Il y a trop de violence et d’injustice partout dans notre monde.   Mais personnellement, je pourrais me laisser emmener par des rencontres, des histoires humaines et professionnelles dans un autre pays européen. Je me sentie bien en Argentine aussi. L’esprit français est parfois trop cartésien.

Les artistes qui m’inspirent ?
Principalement des artistes qui ont un univers visuel et poétique marqué : Bob Wilson, Fellini, Andréï Tarkovsky (cinéaste russe), Man Ray (photographe surréaliste américain), Aki Kaurismaki (cinéaste finlandais). La musique aussi m’inspire aussi : beaucoup de musiciens de jazz et des musiques de film (Angelo Badalamenti, Ennio Morricone...)  J’aime me nourrir d’artistes étrangers qui m’ouvrent l’imaginaire et gardent une part de mystère et d’inconnu.

Mon premier souvenir de spectateur ?
Elle est là de Nathalie Sarraute, mise en scène de Claude Régy. Choc de l’écriture suspendue, la force des mots, du silence et des mouvements intérieurs. Ce spectacle m’a donné envie de faire du théâtre. J’ai oublié ce que j’ai vu avant.

Mes héros ou  héroïnes dans la vie réelle ?
les centaines de jeunes femmes kurdes qui combattent Daesh m’impressionnent.

Mes héros ou héroïnes dans la fiction ?
Les héros ou héroïnes sont pour moi des gens qui agissent et prennent des risques dans le réel. Ma vie est peuplée de personnages de fiction, ce sont des vecteurs de la création, je les aime, je dialogue avec eux, je les sculpte, ils ne sont pas héroïques.

Ce qui me révolte ?
Que l’argent mène le monde. L’injustice. Que l’écart entre les riches et les pauvres continue de se creuser de plus en plus. La cruauté envers les animaux.

Comment j'aimerais mourir ?
(C’est difficile d’associer les mots aimer et mourir !). Sans souffrir.

État présent de mon esprit ?
Faire grandir ce qui est positif. Bâtir des projets, combattre les difficultés tout en prenant de la distance, pour ne pas oublier de vivre le présent, sinon le temps file sans nous. C’est un travail.

Ma devise ?
Tenir et réinventer continuellement.

 

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